Conférencière, animatrice
de sessions,
... et maman et grand-maman !
Mon cheminement
Vie familiale
Née à
L'Avenir (Cantons de l'Est). Cinquième et première
fille bien accueillie d'une famille de 12 enfants. À
14 ans, je convaincs mes parents de me permettre de poursuivre
mes études. À 17 ans, je fais accepter à
mon père mon choix d'études d'infirmières.
Adolescente et jeune adulte, je rêve d'être
épouse et mère, à plein temps, et de
plusieurs enfants.
En 1972, je me marie. Après
avoir connu cinq ans de bonheur conjugal au cours desquels
sont nées trois filles, mon conjoint décède.
Avoir des enfants, ai-je souvent dit : quel grand don !
Mais quelle tâche exigeante, durant la période
de l'adolescence lorsque le père manque !
En 1989, je reconnais être
l'une de ces femmes tombée dans le piège de
la mode valorisant la carrière professionnelle au
détriment de celle de maman, qui est la plus belle
et plus importante des carrières !
En 1999, j'écrivais :
Pour que l'auto-éducation se réalise chez
les adolescents, il faut que les parents et l'ensemble du
monde de l'éducation y mettent le prix : celui de
leur assurer des milieux de vie et de croissance qui leur
assureront une formation cohérente et continue.
Vie professionnelle
En 1962, infirmière licenciée,
de l'école de l'Hôpital Sainte-Croix de Drummondville.
En 1968, fascinée par
Humanae Vitae, lettre encyclique du Pape Paul VI
sur la régulation des naissances, je m'engage résolument
à l'étudier, et à la faire connaître.
En 1970, inscrite au programme
de maîtrise, option enseignement, à la Faculté
des sciences infirmières, je choisis mon projet de
recherche qui a pour titre : Élaboration et évaluation
d'un enseignement programmé de la méthode
sympto-thermique destiné aux infirmières.
Une fois publié, mon travail est classé
«ouvrage de choix» par la Centrale des bibliothèques - Ministère de l'Éducation du Québec.
En 1974, je prépare,
à mon domicile, un enseignement modulaire des Soins
infirmiers en maternité destiné aux étudiantes
infirmières du Cégep Montmorency, Ville de
Laval. En 1976, j'élabore pour les étudiants
du Cégep de Saint Jérôme, le cours complémentaire :
Fécondité, santé, autonomie.
Par la suite, je l'offre, à temps partiel, pendant
dix ans, aux étudiants qui en font le choix.
En 1983, je reçois le
certificat d'études Pastorales de la Faculté
de Théologie de l'Université de Montréal.
De 1987 à 1989, je suis animatrice de Pastorale d'élèves
de niveau primaire, deux jours par semaine, et enseignante
de catéchèse d'élèves de niveau
secondaire, trois heures par semaine.
En 1989, je publie Accueillir
mon être sexué - Une démarche d'intégration
et j'enseigne ce concept à des élèves
de 12 à 16 ans.
En 1996, je publie L'éducation
de l'enfant à l'amour et à la sexualité :
la responsabilité parentale...
Un idéal continu :
je m'interroge
En 1995, alors que je me trouve
à la Maison Marie-Rivier, au Mont Saint-Hilaire,
un mouvement spontané m'amène à demander
à un prêtre un rendez-vous. Je lui fis connaître,
d'une part, la passion qui m'habitait depuis l'encyclique
Humanae Vitae, et d'autre part, les pénibles difficultés
que j'avais à surmonter pour poursuivre mon idéal
dans les divers milieux que j'approchais.
Après m'avoir écoutée,
il me dit : « Vous avez tout ce qu'il faut pour être
une fondatrice ! » Aussitôt, je réponds : «
À 54 ans, je ne ressens aucun goût à
devenir une fondatrice ! » À ces mots, il ajoute :
« Le Seigneur ne vous demande pas d'en en avoir le goût.
Faites-Lui confiance ! »
Un pas décisif
En 1996, un article relatif
à la famille d'un prêtre inconnu, de Montréal,
paru dans le Journal L'Informateur catholique, m'amène
à le féliciter et à lui faire part
de mon intérêt pour la cause qu'il défendait.
À ma grande joie, il m'annonce son désir de
la création d'un Centre Vie Famille. Aussi, il m'informe
d'une prochaine rencontre à laquelle je participe.
Cette rencontre, que je trouve fort intéressante,
me laisse espérer une réalisation concrète,
dans un avenir prochain, dans la ligne de mes compétences.
L'année se termine sans qu'il y ait de suites.
En 1997, je décide à
mettre sur pied un Centre de recherche et d'éducation
à la vie familiale et d'en assumer la direction.
Au cours de cette même année, de juin à
la fin de décembre, j'anime l'émission : La
famille : l'école de la vie à Radio Ville-Marie,
à Montréal.
Autres petits pas
Le 24 novembre 1997 est un jour
mémorable pour nous, les six requérants qui
recevons les Lettres Patentes reconnaissant la Corporation
du Centre de recherche et d'éducation à la
vie familiale. Nous crions notre joie en disant : Dieu,
soit loué pour cette première étape
franchie !
Le 1er avril 1998 est un deuxième
jour mémorable pour les membres du Conseil et collaborateurs
du C.R.É.V.F.: nous recevons le numéro d'entreprise :
89801 9427. Un numéro qui permettra, souhaitons-le,
de conquérir plus facilement des bienfaiteurs qui
nous soutiendront de leur aide pécuniaire, dans notre
délicat et difficile engagement à faire découvrir aux
parents et futurs parents :
- le besoin
de l'enfant de connaître, de goûter la vie
familiale et d'y être initié;
- le besoin
des jeunes d'être sérieusement préparés
au mariage et à la mission de parents aimants.
En 1998, avec des collaborateurs,
j'assume la responsabilité du dépliant présentant
la mission de notre C.R.É.V.F. ainsi que nos services
d'éducation; lesquels sont offerts partout au Québec
et à l'extérieur de la province.
Serait-ce là mon appel
à devenir fondatrice ? Cette fondation du Centre
de recherche et d'éducation à la vie familiale
à laquelle je me devais de ne pas me dérober
?